Michel Duclos, ancien ambassadeur donne un indice intéressant dans une publication de l’Institut Montaigne : « Recep Tayyip Erdogan a cessé de lire des livres depuis longtemps. Actualités; Monde; Turquie; Turquie : quatre questions autour du procès de la romancière Asli Erdogan, qui s'ouvre jeudi à Istanbul. » Recep Tayyip Erdogan compense manifestement ses échecs par la « reprise » symbolique de Sainte-Sophie. Mais si l'opposition l'emportait, encore faudrait-il qu'elle parvienne à s'entendre. Turquie : Erdogan verrouille encore les réseaux sociaux Jérémie Berlioux. Mais s'ils gagnaient, il ne va pas être aisé pour eux de cohabiter et de s'entendre pour constituer un gouvernement.
... (ÖYD), c’est l’identité même des utilisateurs qui est menacée.
"L'AKP, qui fait alliance avec le Parti du mouvement nationaliste au sein de l'"Alliance du peuple", est favori de ces deux scrutins, mais certains analystes pensent qu'il ne remportera pas non plus la majorité parlementaire. S'il reste l'homme politique le plus populaire en Turquie, les sondages montrent qu'il n'est pas assuré de récolter les 50% des voix qui lui permettraient d'être élu dès le premier tour. Passionné de football, joueur semi-professionnel dans les années 70, il est diplômé de l'université de sciences économiques de Marmara (1981). Déjà en 2015, lorsqu'il n'a pas obtenu la majorité absolue au Parlement, il a joué la carte de l'échec du gouvernement de coalition pour annoncer des élections anticipées." Elle se compose des kémalistes, d'une partie des nationalistes, des islamistes.
Que ce personnage soit le modèle de l’actuel dirigeant de la Turquie ne porte pas à l’optimisme pour les chrétiens qui demeurent sur place. Dès 1976, il rejoint le mouvement de Necmettin Erbakan, son mentor politique qui sera 10 ans plus tard le premier chef de gouvernement islamiste en Turquie… Et en cas d'échec à la présidentielle, "il pourrait se mettre en retrait, puis chercher le moyen de revenir pour se présenter comme le garant de la stabilité".© Copyright 2006-2020 BFMTV.com. L'indétrônable président turc a dû affronter dans cette campagne expresse une union inattendue des partis d'opposition et un concurrent, Muharrem Ince, capable de rivaliser avec lui. Il y a 1 heure.
"L'opposition existe, elle a réussi à faire alliance, mais elle est hétérogène, pointe Jean Marcou. À en croire sa présentation, la prière du 24 juillet serait l’aboutissement d’un long processus, dont il aurait été l’artisan.Une présentation démentie par ses propos du 24 mars 2019 !
» » En citant Sultanahmet, le Président turc faisait référence à la gigantesque mosquée qui a été bâtie sur une colline d’Istanbul, et qui peine à remplir ses 30 000 places le vendredi.
Il a critiqué la dérive autoritaire du président, promet de lever "sous 48 heures" l'état d'urgence en vigueur depuis près de deux ans, de revenir à un régime parlementaire ou encore de ne pas gouverner depuis le pharaonique palais présidentiel à Ankara.
Quels pourraient être les différents scénarios?
"Le plus à craindre, estime Jean Marcou: un résultat qui ne serait pas un franc échec pour Recep Tayyip Erdogan.
Cette année, il y a six candidats, ce qui entraîne une forte dispersion des voix.
"Ironiquement, l'opposition est cette année aidée par de récents amendements législatifs portés par l'AKP, qui lui ont permis de former des alliances, ce qui pourrait renforcer sa présence au Parlement.
Pour avoir une majorité absolue contre Erdogan, il faudra compter avec eux.
Erdogan voulait apparaître, notamment en 2010-2011, comme le leader de cette dernière, je crois qu’il n’y est pas parvenu.