replay fos sur mer, les révoltés de la pollution

Membre sous un pseudonyme depuis les années 1980 du comité de rédaction de la revue Commentaire (fondée par Raymond Aron) et ami de Une sélection personnalisée des articles de Slate tous les matins dans votre boîte mail.Retrouvez chaque matin le meilleur des articles de korii, le site biz et tech par Slate.Tous les vendredis matin, l’humeur de Titiou Lecoq et sa sélection du meilleur des internets.Un mercredi sur deux, Anaïs Bordages et Marie Telling vous recommandent les meilleures séries du moment. Et, comme conseiller spécial de l'Institut Montaigne, il a fait quatre visites à Moscou pour la seule année 2019. Ayant déjà beaucoup dit et écrit à ce propos, je n’allongerai pas l’inventaire des supplices infligés à tout un peuple, victime par surcroît d’un flagrant déni de vérité et de justice sans précédent.Les dévots, prédicateurs ou imprécateurs qui croient représenter le « monde civilisé » le savent sûrement, si cette tragédie aux innombrables victimes n’a pas la puissance d’évocation d’un 11 septembre, c’est qu’on l’a ensevelie sous une forêt de « faux pavillons », que son récit a été étouffé sous une chape d’omerta ou de mensonge. | Michel Duclos pour Slate.frC'est le premier poste d'ambassadeur bilatéral de Michel Duclos. Certains comme Erdogan ont même des revendications territoriales ou des velléités de recolonisation, sans s’attirer les foudres des "Gardiens du Droit", membres permanents du Conseil de Sécurité, alliés d’Ankara par la grâce de l’OTAN.Les réalités s’accommodent mal d’affirmations sommaires : il en va ainsi de celle, largement admise, qui réduirait le conflit de Syrie à une guerre contre le terrorisme, assimilée à la lutte contre Da’esh. Les intellectuels de toutes les rives auraient intérêt à lire l’article publié à cette occasion par Kamal Khalaf, écrivain, journaliste et analyste politique palestinien bien connu, qui rappelle une réalité escamotée : " s’il y a une guerre qui n’est pas innocente, c’est bien celle de Syrie ".

A défaut d’avoir gagné la guerre, pourquoi ne pas empêcher son retour à la vie en l’étouffant avec les armes que le maître fouettard aime tant : les sanctions, blocus et embargos. Déjà plus long que les deux guerres mondiales, il a passé « l’âge de raison » qui signifiait pour les parents et grands-parents de jadis la fin de l’innocence de … C’est ainsi que l’Etat « hors-la-loi » a été défini par les idéologues inspirés par le messianisme néoconservateur.
L’approche tordue de « nos Etats de Droit » ne présage rien de bon. L’Union Européenne s’est empressée d’imiter son grand timonier. En ce huitième anniversaire, les dirigeants français sont enferrés dans un désir de vengeance irrationnel, prétendant plus que jamais décider de l’avenir de la Syrie, sur lequel ils n’ont guère de prise. Avons-nous eu tout faux en Syrie?

A en croire nos chefs de guerre, il n’y aurait plus d’Etat, pas de justice en Syrie. Cette certitude est si incrustée que les hommes et femmes de la rue comme les « élites » ne voient pas malice à ce que leurs gouvernants s’arrogent « le droit de dire le droit » et puissent intervenir militairement pour changer le « régime » de tout pays résistant que le maître américain aura daigné qualifier de « voyou ». La Syrie, qui devait être « lentement saignée à mort », a été endommagée, mais elle résiste vaillamment, aidée par de puissants alliés. Ils bombardent, lancent des frappes punitives contre les « méchants ».

Près de 400 000 morts, des millions de réfugiés, déplacés, exilés, sinistrés, et une multitude de blessés, d’estropiés, de handicapés à vie. On accordait jadis à la France une vocation de médiatrice ou de conciliatrice.

Dans ces conditions, comment la France peut-elle espérer remettre un pied dans ce pays qu’elle a contribué à détruire et dont elle nie l’existence, un Etat pourtant considéré comme le vainqueur potentiel ?Aux dires des experts la guerre est terminée, mais tant de mensonges ont été répandus qu’il sera difficile de normaliser. Les entreprises françaises, guère plus hardies, filent doux devant les menaces de sanctions financières ou commerciales. Celui-ci ne porte jamais sur la légalité ou l’illégalité de l’envoi de troupes contre la volonté du gouvernement syrien. Dans ces pays, incluant la France, les politiques, les intellectuels et les médias n’ont jamais dit « Nous sommes tous des Syriens », ou « tous des Arabes », alors que le « peuple si bon » avait bénéficié de nos effusions à nous, qui étions « tous des Américains » à l’insu de notre plein gré.Ce deux-poids, deux-mesures est lié à la conviction que l’Occident est la seule humanité qui vaille, que seules ses valeurs, ses langues, ses modèles, ses conceptions, ses combats ont une portée universelle. Il a une longue pratique de la Russie. Le Hezbollah, chiite, était apparu en pleine lumière quatre mois plus tôt à la L'ancien ambassadeur observe que la Russie attendra deux ans pour Octobre 2019 marque un tournant décisif lorsque le président Il y obtient de Vladimir Poutine une bande d'une centaine de kilomètres de long et de 30 kilomètres de profondeur à sa frontière afin d'y renvoyer, dit-il, une partie des réfugiés syriens en Turquie.Un mauvais calcul parmi tant d'autres pour la France durant toutes ces années?