transmission militaire algérie

Cette image peut s’expliquer en partie par le fait que la militarisation croissante de la politique mondiale éclipse trop souvent le rôle d’autres instruments d’action efficaces prôné par Alger.Aussi est-il primordial de souligner que les crises régionales en cours ne doivent pas éclipser les investissements de longue date de l’Algérie pour la sécurité régionale, favorisant à des moments clés le dialogue dans les crises internes respectives de ses voisins.Il est tout aussi primordial de souligner que pour l’Algérie, assurer sa sécurité ainsi que la stabilité de toute la région sahélo-saharienne repose sur deux axes fondamentaux.Le premier est le déploiement de ses unités militaires et forces de sécurité dotées de tous les moyens et équipements nécessaires pour sécuriser les frontières avec les pays voisins et empêcher ainsi toute infiltration de terroristes ou circulation d’armes à travers une étroite collaboration régionale.Le deuxième axe, diplomatique, se traduit par des initiatives de médiation et de rapprochement des points de vue entre parties belligérantes, en vue de réaliser la réconciliation nationale.« Ne pensez-vous pas, Monsieur, que l’État barbare central [Alger] est plutôt particulier… Je ne comprends pas… Ça marche bien avec Tunis, Tripoli et le sultan de Fès mais lorsqu’il s’agit de l’État barbare central, ça se complique. « Écouvillon », « Ouragan », « Cornue », « Lamantin », autant de noms évocateurs qui ne désignent qu’une même réalité : des opérations militaires françaises sur le sol mauritanien, entre 1958 et 1978.

Développé par la China North Industries Corporation, le Red Arrow-12 est un missile portable polyvalent à la pointe de la technologie fonctionnant sur le principe « Fire and forget » (Tirer et oublier), qui permet aux soldats de se verrouiller sur la cible, de tirer puis de passer à autre chose sans maintenir la position pour guider le missile vers sa cible, ce qui offre des avantages tactiques considérables.Le conteneur de missile de lancement peut être monté sur un trépied avec son unité de contrôle de tir. La même année, le 24ème Bataillon de sapeurs télégraphistes voit le jour au Mont Valérien.

L’unité de lancement de missile peut également être montée sur un véhicule de combat.Le système de missile Red Arrow 12 adopte un chercheur d’imagerie infrarouge pour une utilisation par tous temps de jour comme de nuit. Et pour cause, ces...Les autorités sanitaires ont adopté de nouvelles mesures sanitaires concernant la prise en charge des algériens et algériennes rapatriés...Un autre indicateur témoigne de l'ampleur inquiétante de la pandémie du COVID-19 en Algérie. L’Algérie a récemment fait la une de plusieurs médias concernant la rédaction de sa nouvelle Constitution, dans laquelle le rôle de l’Armée nationale populaire (ANP) serait redéfini, l’autorisant sous conditions à intervenir au-delà des frontières nationales.Si cette information a beaucoup été analysée et commentée, il serait toutefois erroné de voir cela comme un changement radical dans la politique sécuritaire et la diplomatie algériennes, Alger ayant, depuis l’indépendance du pays en 1962, toujours été, mais de manière discrète, à l’avant-garde du continent africain pour la paix et la sécurité.Il est primordial de comprendre que toute analyse de la politique régionale et étrangère de l’Algérie serait incomplète sans un examen de son passé, et en particulier de son nationalisme et son panafricanisme, qui sont l’essence même de la politique algérienne.« Comprendre la politique algérienne nécessite de prendre du recul pour réfléchir à ce qui [se passe] autour d’elle »Ses principes doctrinaux sont imprégnés dans la conscience nationale, leurs racines étant ancrées dans sa propre histoire, marquée par les Comme le souligne parfaitement Robert Malley, président de l’ONG International Crisis Group et ex-conseiller de Barack Obama, dans son ouvrage C’est sous le leadership du président Houari Boumédiène (1965-1978) que la politique étrangère de l’Algérie a été définie. Les exemples sont nombreux, soulignant cet activisme et implication politico-militaire de l’Algérie dans la région du Maghreb et du Alger mène par exemple une lutte sans merci contre le terrorisme international et ses activités connexes, telles que le trafic d’armes et de drogue.À cet égard, l’Algérie a depuis vingt ans noué des liens de sécurité très solides avec Washington, qui depuis les Washington ne manque pas de rappeler que l’Algérie assume à elle seule 60 % de la charge de la lutte contre le terrorisme dans la région, le Maroc, le Alger fait également preuve d’un réel leadership régional, loin des projecteurs trop souvent concentrés essentiellement sur les interventions militaires.Dans cette lutte contre le terrorisme et les trafics en tous genres, l’Algérie a mis en place le « plan de Tamanrasset » convenu en 2009 avec le Niger, le Mali et la Mauritanie, conduisant à la création, en 2010, du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC) situé à Tamanrasset (sud de l’Algérie) ainsi qu’une cellule mixte du renseignement, l’Unité de fusion et de liaison (UFL), à Alger.Il est important de souligner ici que malgré le cadre de Tamanrasset, ces trois États sahéliens ont constamment maintenu et cherché à étendre leur coopération en matière de sécurité directement avec des puissances extérieures telles que la France et les États-Unis et ont même travaillé les unes avec les autres dans des opérations militaires conjointes, sans aucune coordination avec l’Algérie.À plusieurs reprises, l’Algérie a dû faire face à des initiatives extérieures émanant de la France et de ses alliés africains qui, dans une certaine mesure, reproduisent celles d’Alger.Cela ne relève par exemple pas du hasard si un sommet extraordinaire du G5 Sahel soutenu par la France s’est tenu à Nouakchott le lendemain du lancement du processus de Nouakchott par l’Union africaine (UA) en mars 2013.De même, en 2014, la France lançait l’Unité régionale de fusion de renseignements (RIFU) qui ressemble à s’y méprendre à l’UFL d’Alger.L’Algérie a par exemple dépensé au cours des dix dernières années plus de 100 millions de dollars au Mali, au Tchad, au Niger, en Libye et en Mauritanie afin de former des forces spéciales ainsi que leur fournir les équipements adéquatsEn raison de sa vulnérabilité et de son instabilité, le Sahel revêt une importance considérable pour l’Algérie pour sa propre sécurité et stabilité, mais aussi pour toute la région sahélo-saharienne.Aussi, Alger ne ménage pas ses efforts pour renforcer la paix et la stabilité chez ses voisins malien, nigérien, libyen et tunisien à travers différentes coordinations militaires et sécuritaires, les encourageant à prendre en charge leurs propres enjeux sans interventions militaires et en ayant un rôle important en matière de formations et d’aides logistiques.L’Algérie a par exemple dépensé au cours des dix dernières années plus de 100 millions de dollars au Mali, au Tchad, au Niger, en Libye et en Mauritanie afin de former des forces spéciales ainsi que leur fournir les équipements adéquats.En 2012, l’Algérie avait aussi annulé une dette de 3 milliards de dollars de dix États africains tandis qu’en 2013, Alger annulait une dette supplémentaire de 902 millions de dollars de quatorze autres pays africains.Au Mali, l’Algérie est le principal médiateur du dialogue inter-malien qui a pu réunir tous les principaux protagonistes du pays pour signer l’accord de Bamako en avril 2015.Pour Bamako, Alger a toujours joué un rôle majeur et essentiel dans la stabilité du Mali.