11ème choc en algérie

Sa préparation commence avec une série de tests physiques bien précis appelés les « tests para ». On les informe ensuite de leurs numéros de commando, de peloton et de compagnie d’affectation avant de les conduire vers leur chambrée.

Ils devront bien évidemment redescendre par leurs propres moyens et n’auront le droit à aucun temps de repos supplémentaire avant d’entamer le programme du jour.

Cette cérémonie débute par une messe solennelle, au terme de laquelle est accomplie la sonnerie aux morts. Cela impose de savoir baliser la piste avec des lampes torches, établir un contact radio avec l’appareil, lui indiquer précisément les coordonnées, etc. Toutes leurs journées vont se passer sous les brimades, les insultes et même parfois les coups de leur encadrementEt c’est ainsi qu’au fur et à mesure des stages, les jeunes naïfs des premières semaines vont peu à peu se transformer en hommes solides, coriaces et très tenaces. La plupart des hommes sont en civil et le mess ressemble plus à un club britannique qu’à une « popote » de régiment. L’acquisition de toute compétences très techniques vaudra aux stagiaires d’obtenir leur Brevet d’opérateur aérien (BOA).Il se déroule au Centre d’Instruction n°4 (CI-4) qui est installé dans la caserne Sampiero, au cœur de la vieille ville de CalviPendant plusieurs semaines et à raison de dix heures d’exercices par jour, les recrues vont ensuite devoir enchaîner les épreuves : nager sans masque, ni palme, ni tuba sur de longues distances et dans la houle, pagayer à bord d’un canoë, plonger d’un zodiac lancé à pleine vitesse, ou encore être récupéré par ce même bateau à l’aide de cordages spéciaux.

était vaincu, et si l‘Algérie continuait à être française, et si ! C’est ainsi qu’ils vont parvenir à identifier les meilleurs éléments, ceux auxquels ils pourront ensuite confier des missions d’encadrement et, plus tard, la conduite de missions opérationnelles.En fin de compte, au terme de cette préparation unique en son genre, les recrues vont se retrouver placées face à un choix : ou bien retourner dans la vie civile, ou bien s’engager sous les drapeaux pour y faire carrière. Il ne s’agira donc pas pour nous de revenir en détail sur celui-ci, mais seulement d’en souligner les principales étapes.Cette formation va durer entre 16 et 30 mois, soit la durée du service militaire à l’époque, et va comporter trois grandes phases.

Contrairement à ce qui se passe dans beaucoup d’autres unités, ici les cartouches ne sont pas limitées et c’est avant tout le résultat qui compte. Il s’agit d’enchaîner une course de 1 500 m en moins de 9 minutes, une course de 8 km en moins d’une heure et enfin une course de 15 km en moins de deux heures (avec à chaque fois 10 minutes de repos entre les épreuves).Débute ensuite la série des exercices destinés à préparer la bonne réception des sauts. Les noms de tous ceux qui sont tombés durant les 12 mois précédents sont alors énoncés puis suivis de la mention « mort pour la France ». Ils devront passer chez le coiffeur (ou plutôt le tondeur) et se faire administrer les vaccinations obligatoires. Perclus d’ampoules, beaucoup finiront à l’infirmerie.Les soldats pris en faute ont droit à l’ascension du massif du Cambre Caze (2 700 m). Dans les villages des alentours de Perpignan, l’existence ressemble un peu à celle évoquée dans les films de Don Camillo, rythmée par les travaux des champs et les discussions autour de la fontaine publique. La carrière d\u0019Yves Godard ayant été évoquée, c\u0019est l\u0019occasion de parler du 11ème CHOC dont il a été un peu à l\u0019origine. PHILIPS SHB3175BK/00 Casque Bluetooth Il dure six semaines et se déroule en trois étapes.Lors de la première étape, les recrues vont subir une préparation physique intense dans l’enceinte du Fort Charlet, à Calvi. A terme, les meilleurs pourront éventuellement se voir intégrer au Service Action du SDECE.La chronologie des différentes étapes de cette formation a pu changer selon les besoins et les aptitudes des recrues, mais elle comprenait à peu près toujours les éléments suivants :C’est la formation militaire proprement dite. Puis, très pratiquement, il faut apprendre à creuser un tunnel, crocheter une serrure, se débarrasser d’un garde armé, etc.Une fois toutes ces notions acquises, les recrues sont lâchées de nuit dans le désert des Agriates. Ils auront désormais le droit d’arborer le fameux insigne des paras sur leur treillis. Les officiers et sous-officier du 11Nommé au grade de chef de bataillon le 31 décembre 1957, Erouart est très fier des traditions de son unité et fait tout pour les maintenir. Il représente en quelque sorte le sommet de la pyramide.