derviche tourneur symbolique

Ceci a donné lieu à une exceptionnelle littérature de commentaires qui se poursuit depuis plus de 7 siècles.Cet ouvrage célèbre la flûte de roseau,  le NEY, séparée de la jonchaie de la même manière que l’être humain l’a été de Dieu, pleure la séparation d’avec  son lieu originel : « le NEY et l’être parfait ne sont qu’une et même chose : tous deux se plaignent de séparation ».Pour le MEVLEVI qui s’identifie au NEY, tout consiste donc à retrouver cette fusion. Ses activités se partagent entre les tâches domestiques, l’apprentissage de la musique, de la danse et du « dhikr » prière répétitive. Ham adam işi değil tevazunun büyüklüğüne ermek. A leur tour, les présents lui rendent hommage par une salutation.Une fois tous installés, 1 dizaine de versets du Coran sont lus par 1 Membre de l’Assemblée et un chanteur chante les louanges du Prophète, dont RÛMI a écrit les paroles :« C’est toi le bien-Aimé de Dieu, l’envoyé du Créateur unique…. Ceci est appelé « fenafillah » (nirvana dans le Bouddhisme). Seules les voies orthodoxes des religions mirent l'accent sur l'irrationnel uniquement, faussant ainsi le chemin vers l'épanouissement total de l'être.

Il a toujours une origine, un point de départ.Or le point équivaut au rappel de l’unité de Dieu et à l’unité intérieure que le soufi doit atteindre.Le MEVLEVI s’identifie en sorte au NEY, chère au Saint de KONYA, faite d’un roseau arraché au sol qui pleure la séparation d’avec son lieu originel.Le tournoiement de plus en plus rapide sur soi-même qui fait du corps du derviche un point central, fait allusion à cette attente d’union avec l’origine.MEVLANA et les MEVLEVIS ont placé leur poésie, leurs rites et leur esthétique sous la loi du symbole.La cérémonie du SAMA, présente donc une grande richesse symbolique et se prête à différentes interprétations possibles qui se complètent les unes aux autres.On comprend alors l’intérêt qu’elle a suscité auprès de tant d’hommes, qu’ils fussent Derviches ou simples spectateurs.De nos jours, le SAMA a lieu le 17 décembre, date de la mort de RUMI essentiellement en Turquie. Etre le gardien du temple La voie ésotérique c’est aussi le dépouillement.

Cette souffrance, s’impose également au cours du parcours initiatique de purification et spirituel du MEVLEVI et ensuite tout au long de sa vie.Sous l’autorité du  SHAYKH, (sage religieux) qui représente le fondateur de l’Ordre, 18 dignitaires dirigent « le COUVENT » (maison des Derviches) dont les tâches sont réparties entre la formation des novices, l’administration du couvent et l’organisation des cérémonies.Sa candidature acceptée par le SHAYKH, le postulant est invité à pénétrer dans la « cuisine » âme du Couvent, elle a un caractère sacré qui explique pourquoi les MEVLEVIS attribuent un grand respect à leur nourriture et aux repas collectifs.C’est là que vont donc se dérouler les épreuves du novice.La 1ère épreuve, qui dure 3 jours consiste à évaluer sa détermination, ses compétences, ses capacités à respecter une longue période de silence et à obéir sans sourciller.Le postulant devra rester immobile, assis sur les genoux sur « la peau de l’échanson », dans un recoin de la cuisine. Il reçoit alors l’enseignement sur les versets du Coran et la louange à Dieu.A l’issue, il est couvert de la coiffe de l’ordre par le  SHAYKH, ce qui l’autorise à porter le titre de « dede » (l’ancien ou grand-père) et de hücre-nisîn (possesseur d’une cellule).Cette cérémonie est le principal moment de l’initiation chez les MEVLEVIS et nombreux sont les poètes, même les plus grands qui ont chanté les vertus de la coiffe.Le « dede »  peut, s’il le désire, s’établir dans le couvent, en conservant le célibat. Et ainsi de suite, ils terminent les 3 tours.Un chant terminé, les Derviches, du bout de leurs doigts de la main droite, en l’embrassant, laissent tomber, d’un geste triomphal, leur manteau noir (hirkâ), montrant leur robe blanche (tennûre).L’œuvre en blanc commence. Les pratiquants se mettent au milieu, un joueur de flûte improvise une mélodie en fonction de son ressenti du moment. On lui apporte sa nourriture, il ne sort que pour accomplir ses prières.Au bout de ces 3 jours d’emprisonnement, il sera conduit devant le  SHAYKH, il s’assoit sur les genoux face à lui et conclut, avec lui, le pacte initiatique par serrement de main, la main de Dieu étant supposée se trouver au-dessus des leurs.Ce pacte indique qu’il remet sa vie et son destin entre les mains de son Maître spirituel.Ensuite, le  SHAYKH, retire quelques poils de l’espace qui trouve entre ses sourcils et de sa moustache en guise de tonsure, et il est revêtu du manteau des soufis.Il est alors invité à se retirer dans sa cellule pour un dernier temps d’isolement de 18 jours, celui de la retraite avant la dernière et principale investiture, celle de la coiffe. Ceci est appelé « fenafillah » (nirvana dans le Bouddhisme).Ainsi, les bras ouverts, la main droite tournée vers le ciel et la main gauche vers la terre, le Derviche symbolisera l’axe de l’univers, qui n’est autre que l’Arbre de Vie.La main droite recueillera la grâce du ciel et la répandra sur la terre par la main gauche tournée vers celle-ci.